Pourquoi les plans de relances sont inefficaces !

Plus de 2000 milliards de dettes !!! Tu te rends compte ! s’exclama Madame MICHU ; assise à une terrasse de café, elle discutait avec une amie ; L’Etat est surendetté ! poursuivit-elle ; moi, je mets un peu de sous de côté ; au rythme où vont les choses on n’est jamais trop prudent !

En fait, les propos de Madame MICHU illustrent parfaitement les limites du Keynésianisme !

En effet, selon KEYNES :

1 – Les entrepreneurs ne produisent et n’embauchent que s’ils anticipent des profits !

2 –  Dès lors, en cas de chômage, l’Etat peut relancer l’économie en faisant espérer des profits aux entrepreneurs par des dépenses publiques ou des taux d’intérêts quasi-nuls.

Seulement, les dépenses publiques financées par des déficits créent … des déficits (1), les taux d’intérêts quasi-nuls créent des bulles (2) et les individus n’anticipent  pas des profits mais … des hausses d’impôts (3) !

  • Les déficits créent… des déficits !

« Vous avez fait des plans de relance avec de l’argent qui n’existe pas » reprochait récemment un journaliste à un homme politique ! Il entendait ainsi critiquer l’incurie de nos gouvernants, leur incapacité à présenter un budget équilibré, leur recours, facile, aveugle, à la dette!

Seulement, le recours aux déficits pour relancer l’économie ne se fonde pas simplement sur un manque de rigueur ; il s’appuie en effet sur le concept d’Effet Multiplicateur ! Il est donc est théoriquement fondé !

Vulgarisé par KEYNES, ce concept suggère que l’investissement public permet d’obtenir bien plus que la dépense initiale !

Ainsi, si l’Etat dépense 1, l’effet multiplicateur lui permet d’espérer en retour au moins 1,25 voire 1,5 ; car, la dépense publique (financée par déficit) permet d’accroître l’activité, d’augmenter les revenus les impôts et au final, les recettes de l’Etat.

Dès lors, pourquoi s’abstenir ? Autant creuser les déficits puisque  au terme de l’opération le budget est censé être équilibré ! Résultat : plus de 2000 Milliards de dettes !

En effet, les déficits créent … des déficits ! Et ce pour au moins deux raisons :

  1. L’effet multiplicateur a perdu de son efficacité !

Plusieurs études montrent en effet qu’une dépense publique de 1 n‘augmente pas         le PIB de 1 ou 1,25 mais de …0, 44 !!!

Autrement dit, l’Etat ne récupère que 0,44 lorsqu’elle dépense 1 !

(Voir « NEW KEYNESIAN V OLD KEYNESIAN GOVERNMENT SPENDING MULTIPLIER » JOURNAL OF ECONOMIC DYNANMICS AND CONTROL, MARS, vol. 34, n° 3, p. 281-295)

 

  1. Les dépenses publiques (et a fortiori les déficits) financent l’achat de produits étrangers !

Notre économie est largement ouverte sur l’extérieur ! Ainsi notre degré d’ouverture représente près de 30 % du PIB alors qu’au sortir de la guerre ce taux n’était que de 15 %.

Ainsi, en 1975 comme en 1981 les plans de relance ce sont soldés par un creusement du déficit du commerce extérieur ! Les plans de relance ont surtout relancé la croissance … de nos partenaires commerciaux !!

En effet, les sommes distribuées aux Français ont surtout servi à acheter des produits étrangers ; schématiquement, des produits des pays émergents ou des machines allemandes.

Les déficits créent donc des déficits ; et, les taux d’intérêts quasi-nuls ne sont pas plus efficaces !

  • Les taux d’intérêts quasi-nuls créent des bulles

Le gouverneur de la BANQUE CENTRALE EUROPEENNE, Mario Draghi, déclarait récemment ceci :

« une période trop prolongée de très bas taux d’intérêt réels peut avoir des conséquences indésirables dans des sociétés vieillissantes  où les ménages s’inquiètent de devoir mettre plus d’épargne pour leur retraite » (Les Echos 18 mai 2015)

 

En d’autres termes : 1-les taux d’intérêts quasi-nuls créent des bulles !

2- les plans de relance visant à relancer l’économie par la consommation sont inefficaces car les ménages sont inquiets et épargnent !

 

Mais il aurait pu aussi ajouter qu’avec des niveaux de dettes aussi élevés, les agents anticipent des hausses d’impôts !

 

  • Les agents économiques anticipent des hausses d’impôts.

 

Selon Robert Barro l’Etat est inefficace pour agir sur la conjoncture économique par le déficit car les agents anticipent des hausses d’impôts et épargnent ; la relance par les déficits est alors neutralisée.

A la lumière de cette théorie, on comprend mieux l’échec des différents plans de relance ; en effet, la France n’a pas connu un budget en équilibre depuis 1973 !

(Robert Barro ARE GOVERNMENT BONDS NET WEALTH ? JOURNAL OF POLITICAL ECONOMY 1974)

En fait, l’époque est historique ! En effet, traditionnellement, pour relancer l’économie on abaisse les taux d’intérêt ou on creuse la dette, sauf que là, les taux d’intérêts tendent vers zéro et la dette file vers les 100 % du PIB ! Dès lors, acculés, nos gouvernants s’apercevront-ils peut-être que la question de la relance par la dépense publique a cristallisé toute notre attention et que ce faisant nous avons commis deux erreurs fondamentales : 1) Négliger la compétitivité des entreprises françaises 2) Casser le lien entre l’épargne et l’investissement !

1 ) Négliger la compétitivité des entreprises Françaises !

Comme le constate le RAPPORT GALLOIS, les entreprises françaises sont « prises en étau […] entre d’une part l’industrie allemande positionnée sur un segment de gamme supérieur […] et [de l’autre les]  pays émergents, mais aussi certains pays d’Europe du Sud ou de l’Est, qui bénéficient de coûts unitaires de productions plus faibles […] ». Ainsi « Confrontée à cette double et grandissante concurrence, l’industrie française a été contrainte […] :

a-De rogner leurs marges :

b-De subir un « mal investissement » !

-« En deux ans l’investissement des entreprises du CAC 40 a reculé de 10 % »

( ETUDE RICOL LASTERIE LES ECHOS 24 JUIN 2015 )

-Et lorsqu’elles investissent il s’agit souvent de :

– renouveler l’appareil productif (plutôt que de le moderniser) (Rapport Gallois)

– d’investir dans la construction, plus que dans les machines ou les robots (mais ce « mal investissement » tend à se corriger) :

 

c-De subir des pertes de parts de marché

Le positionnement de nos entreprises face à la concurrence internationale est essentielle ; en effet, nous sommes dans une société post-industrielle largement ouverte sur le monde ; dans ce contexte, seules les entreprises en mesure de capter une part de la chaîne de valeur internationale auront une chance de  gagner la bataille du commerce international ; autrement dit nous sommes en économies ouvertes ; si nos entreprises ne sont pas en mesure de faire face à la concurrence, elles feront faillite ; plan de relance ou pas !

2) Casser le lien entre l’épargne et l’investissement !

Les keynésiens considèrent que l’épargne est une menace pour la croissance ! En effet, pour eux, l’épargne bride la croissance car elle diminue la consommation ! L’épargne n’a donc pas vocation à financer les investissements ; les entreprises peuvent le faire par le biais du crédit, à la faveur de taux d’intérêt bas.

Dès lors, l’épargne des français ne va pas vers l’investissement productif ! L’épargne abondante des Français est dirigée vers l’immobilier et les dettes d’Etat ; n’arrive donc aux entrepreneurs que le reste, le résidu, soit environ  6 % de l’épargne des Français. (INSEE TEF 2015 P.122)

D’où des lacunes dans le financement en fonds propres et en dettes des PME et ETI     (RAPPORT BERGER LEFEBVRE (2013) ou des flux de financement insuffisamment orientés vers le tissu industriel (RAPPORT GALLOIS).

Seulement l’épargne crée de la croissance sur le long terme ! En effet, plusieurs études empiriques établissent un lien entre l’épargne et la croissance !

(ETUDE FMI 2005 GLOBAL IMBALANCES : A SAVING AND INVESTMENT PERSPECTIVE – WORD ECONOMIC OUTLOOK)

De plus comment parler d’excès d’épargne alors

Plus de 2000 milliards de dettes !!! Tu te rends compte ! s’exclama Madame MICHU ; assise à une terrasse de café, elle discutait avec une amie ; L’Etat est surendetté ! poursuivit-elle ; moi, je mets un peu de sous de côté ; au rythme où vont les choses on n’est jamais trop prudent !

En fait, les propos de Madame MICHU illustrent parfaitement les limites du Keynésianisme !

En effet, selon KEYNES :

1 – Les entrepreneurs ne produisent et n’embauchent que s’ils anticipent des profits !

2 –  Dès lors, en cas de chômage, l’Etat peut relancer l’économie en faisant espérer des profits aux entrepreneurs par des dépenses publiques ou des taux d’intérêts quasi-nuls.

Seulement, les dépenses publiques financées par des déficits créent … des déficits (1), les taux d’intérêts quasi-nuls créent des bulles (2) et les individus n’anticipent  pas des profits mais … des hausses d’impôts (3) !

  • Les déficits créent… des déficits !

« Vous avez fait des plans de relance avec de l’argent qui n’existe pas » reprochait récemment un journaliste à un homme politique ! Il entendait ainsi critiquer l’incurie de nos gouvernants, leur incapacité à présenter un budget équilibré, leur recours, facile, aveugle, à la dette!

Seulement, le recours aux déficits pour relancer l’économie ne se fonde pas simplement sur un manque de rigueur ; il s’appuie en effet sur le concept d’Effet Multiplicateur ! Il est donc est théoriquement fondé !

Vulgarisé par KEYNES, ce concept suggère que l’investissement public permet d’obtenir bien plus que la dépense initiale !

Ainsi, si l’Etat dépense 1, l’effet multiplicateur lui permet d’espérer en retour au moins 1,25 voire 1,5 ; car, la dépense publique (financée par déficit) permet d’accroître l’activité, d’augmenter les revenus les impôts et au final, les recettes de l’Etat.

Dès lors, pourquoi s’abstenir ? Autant creuser les déficits puisque  au terme de l’opération le budget est censé être équilibré ! Résultat : plus de 2000 Milliards de dettes !

En effet, les déficits créent … des déficits ! Et ce pour au moins deux raisons :

  1. L’effet multiplicateur a perdu de son efficacité !

Plusieurs études montrent en effet qu’une dépense publique de 1 n‘augmente pas         le PIB de 1 ou 1,25 mais de …0, 44 !!!

Autrement dit, l’Etat ne récupère que 0,44 lorsqu’elle dépense 1 !

(Voir « NEW KEYNESIAN V OLD KEYNESIAN GOVERNMENT SPENDING MULTIPLIER » JOURNAL OF ECONOMIC DYNANMICS AND CONTROL, MARS, vol. 34, n° 3, p. 281-295)

 

  1. Les dépenses publiques (et a fortiori les déficits) financent l’achat de produits étrangers !

Notre économie est largement ouverte sur l’extérieur ! Ainsi notre degré d’ouverture représente près de 30 % du PIB alors qu’au sortir de la guerre ce taux n’était que de 15 %.

Ainsi, en 1975 comme en 1981 les plans de relance ce sont soldés par un creusement du déficit du commerce extérieur ! Les plans de relance ont surtout relancé la croissance … de nos partenaires commerciaux !!

En effet, les sommes distribuées aux Français ont surtout servi à acheter des produits étrangers ; schématiquement, des produits des pays émergents ou des machines allemandes.

Les déficits créent donc des déficits ; et, les taux d’intérêts quasi-nuls ne sont pas plus efficaces !

  • Les taux d’intérêts quasi-nuls créent des bulles

Le gouverneur de la BANQUE CENTRALE EUROPEENNE, Mario Draghi, déclarait récemment ceci :

« une période trop prolongée de très bas taux d’intérêt réels peut avoir des conséquences indésirables dans des sociétés vieillissantes  où les ménages s’inquiètent de devoir mettre plus d’épargne pour leur retraite » (Les Echos 18 mai 2015)

 

En d’autres termes : 1-les taux d’intérêts quasi-nuls créent des bulles !

2- les plans de relance visant à relancer l’économie par la consommation sont inefficaces car les ménages sont inquiets et épargnent !

 

Mais il aurait pu aussi ajouter qu’avec des niveaux de dettes aussi élevés, les agents anticipent des hausses d’impôts !

 

  • Les agents économiques anticipent des hausses d’impôts.

 

Selon Robert Barro l’Etat est inefficace pour agir sur la conjoncture économique par le déficit car les agents anticipent des hausses d’impôts et épargnent ; la relance par les déficits est alors neutralisée.

A la lumière de cette théorie, on comprend mieux l’échec des différents plans de relance ; en effet, la France n’a pas connu un budget en équilibre depuis 1973 !

(Robert Barro ARE GOVERNMENT BONDS NET WEALTH ? JOURNAL OF POLITICAL ECONOMY 1974)

En fait, l’époque est historique ! En effet, traditionnellement, pour relancer l’économie on abaisse les taux d’intérêt ou on creuse la dette, sauf que là, les taux d’intérêts tendent vers zéro et la dette file vers les 100 % du PIB ! Dès lors, acculés, nos gouvernants s’apercevront-ils peut-être que la question de la relance par la dépense publique a cristallisé toute notre attention et que ce faisant nous avons commis deux erreurs fondamentales : 1) Négliger la compétitivité des entreprises françaises 2) Casser le lien entre l’épargne et l’investissement !

1 ) Négliger la compétitivité des entreprises Françaises !

Comme le constate le RAPPORT GALLOIS, les entreprises françaises sont « prises en étau […] entre d’une part l’industrie allemande positionnée sur un segment de gamme supérieur […] et [de l’autre les]  pays émergents, mais aussi certains pays d’Europe du Sud ou de l’Est, qui bénéficient de coûts unitaires de productions plus faibles […] ». Ainsi « Confrontée à cette double et grandissante concurrence, l’industrie française a été contrainte […] :

a-De rogner leurs marges :

b-De subir un « mal investissement » !

-« En deux ans l’investissement des entreprises du CAC 40 a reculé de 10 % »

( ETUDE RICOL LASTERIE LES ECHOS 24 JUIN 2015 )

-Et lorsqu’elles investissent il s’agit souvent de :

– renouveler l’appareil productif (plutôt que de le moderniser) (Rapport Gallois)

– d’investir dans la construction, plus que dans les machines ou les robots (mais ce « mal investissement » tend à se corriger) :

 

c-De subir des pertes de parts de marché

Le positionnement de nos entreprises face à la concurrence internationale est essentielle ; en effet, nous sommes dans une société post-industrielle largement ouverte sur le monde ; dans ce contexte, seules les entreprises en mesure de capter une part de la chaîne de valeur internationale auront une chance de  gagner la bataille du commerce international ; autrement dit nous sommes en économies ouvertes ; si nos entreprises ne sont pas en mesure de faire face à la concurrence, elles feront faillite ; plan de relance ou pas !

2) Casser le lien entre l’épargne et l’investissement !

Les keynésiens considèrent que l’épargne est une menace pour la croissance ! En effet, pour eux, l’épargne bride la croissance car elle diminue la consommation ! L’épargne n’a donc pas vocation à financer les investissements ; les entreprises peuvent le faire par le biais du crédit, à la faveur de taux d’intérêt bas.

Dès lors, l’épargne des français ne va pas vers l’investissement productif ! L’épargne abondante des Français est dirigée vers l’immobilier et les dettes d’Etat ; n’arrive donc aux entrepreneurs que le reste, le résidu, soit environ  6 % de l’épargne des Français. (INSEE TEF 2015 P.122)

D’où des lacunes dans le financement en fonds propres et en dettes des PME et ETI     (RAPPORT BERGER LEFEBVRE (2013) ou des flux de financement insuffisamment orientés vers le tissu industriel (RAPPORT GALLOIS).

Seulement l’épargne crée de la croissance sur le long terme ! En effet, plusieurs études empiriques établissent un lien entre l’épargne et la croissance !

(ETUDE FMI 2005 GLOBAL IMBALANCES : A SAVING AND INVESTMENT PERSPECTIVE – WORD ECONOMIC OUTLOOK)

De plus comment


d’excès d’épargne alors que le monde entier manque d’investissement !

 

Néanmoins, ce débat autour de l’excès d’épargne révèle un point important :

on l’oublie souvent mais le Keynésianisme n’est pas une théorie de la croissance, mais une stratégie pour sortir de la crise ! Or, avec des taux de croissance de 7 ou 8 % certains pays ne sont pas en crise ! Dès lors, pourquoi leur appliquer le Keynésianisme !

que le monde entier manque d’investissement !

 

Néanmoins, ce débat autour de l’excès d’épargne révèle un point important :

on l’oublie souvent mais le Keynésianisme n’est pas une théorie de la croissance, mais une stratégie pour sortir de la crise ! Or, avec des taux de croissance de 7 ou 8 % certains pays ne sont pas en crise ! Dès lors, pourquoi leur appliquer le Keynésianisme !

Les PME, victimes des retards de paiement !

Accordons 10 MILLIARDS D’EUROS aux PME !

Comment ? En faisant respecter la loi !

En effet, en matière de délais de paiement, la loi LME a mis en place des délais plafonds : 60 jours à

compter de la date de facturation ou 45 jours fin de mois.

Seulement, profitant de leur puissance économique, les grandes entreprises (5000 salariés ou plus) paient leurs fournisseurs 74 jours plus tard !

Ce qui génère un BESOIN en FONDS de ROULEMENT important pour les PME ; entretemps en effet, elles devront payer leurs propres fournisseurs, leurs salariés…

Il existe deux façons de financer ce Besoin en Fonds de Roulement (BFR) :

-soit par des ressources durables (FONDS PROPRES)

-soit par des lignes de crédits (Crédit de trésorerie)

Or on constate des lacunes dans le financement en Fonds Propres des PME et ETI     (RAPPORT BERGER LEFEBVRE (2013)

Et, l’accès au crédit de trésorerie reste difficile pour les petites entreprises : il diminue  légèrement pour les PME (74%) et stagne à 59 % pour les TPE.

D’où un nombre de faillite encore important !

SOURCE ALTARES

Les délais de paiement excessifs pèsent donc sur les PME.

 

Selon la Banque de France le respect strict de la LME constituerait une ressource potentielle de 10 milliards d’euros pour les entreprises ! (Bulletin de la Banque de France 4ème trim. 2014 N°198 P.89

Peut-être est-il temps d’agir !